Procrastination : un indicateur pour trouver ce qu’on aime vraiment faire ?

Réveil noir, type horloge, posé sur un bureau noir. Ordinateur portable, livre ouvert, stylos, lunettes, portefeuille.

La procrastination est souvent perçue comme quelque chose de négatif qu’il faut absolument combattre. Mais est-ce vraiment le cas ? Ne pourrions-nous pas plutôt considérer que la procrastination est un indicateur (un signal) positif qui permet de trouver ce qu’on aime faire (plaisir) ? Réfléchissez-y, la procrastination est peut-être tout simplement une boussole qui permet de trouver ce qui nous fait plaisir, ce que nous aimons faire. Qu’en pensez-vous ? Si vous procrastinez, c’est peut-être parce-que vous n’aimez pas vraiment ce que vous faites. Si vous aimiez réellement ce que vous faisiez, vous ne procrastineriez certainement pas (ou beaucoup moins). Et si la solution pour arrêter de procrastiner était finalement de faire ce qui nous plaît vraiment ?

Procrastination : amie ou ennemie ?

Lorsque vous vous surprenez à procrastiner, dites-vous que vous avez là un outil merveilleux pour comprendre ce qui vous dérange. Apprenez à dompter votre boussole du bien-être ! Faut-il absolument arrêter de procrastiner ? Non, il faut utiliser la procrastination à votre avantage ! L’organisme envoie un signal qu’il est intéressant de comprendre. Pourquoi n’avez-vous pas envie de réaliser cette tâche ? La procrastination révèle vos envies. Quand on procrastine, ça veut dire que quelque chose nous retient de passer à l’action. C’est donc un excellent moment pour se poser la question de ce qui nous freine. Retenez cela : la procrastination est notre amie, pas notre ennemie. Elle nous donne une chance de comprendre ce qui nous retient de passer à l’action.

Procrastination : à la recherche du plaisir !

La procrastination est un indicateur qui montre que la chose que nous remettons au lendemain n’est pas ce que nous avons envie de faire. Quand quelque chose nous passionne réellement, a-t-on tendance à la reporter au lendemain ? Non. La plupart des choses qu’on aime faire et pour lesquelles nous prenons du plaisir, on ne les reporte pas. Alors, pourquoi n’utiliserions-nous pas la procrastination comme indicateur pour trouver ce qui nous plaît vraiment ? La procrastination est un blocage créé par le corps pour nous faire comprendre qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Et si nous apprenions à comprendre ce message pour aller de l’avant ? Posons-nous la bonne question pour avancer vers le bien-être : qu’est-ce qui me bloque (le manque de plaisir, la peur, l’ennuie, la souffrance…) ?

Arrêtons de voir la procrastination comme un problème que nous devons résoudre absolument. Arrêtons de penser que nous sommes nuls parce-que nous procrastinons. Et si la procrastination était tout simplement là pour nous dire que nous ne sommes pas sur la bonne voie, que les buts que nous nous fixons ne sont pas faits pour nous ? Grâce à la procrastination, nous sommes en mesure de trouver notre voie plus facilement. C’est un outil très efficace pour déterminer les choses qui ne nous plaisent pas vraiment. La procrastination est une boussole qui permet de trouver ce qui nous plaît vraiment.

Alors bien entendu, même les personnes qui ont trouvé ce qui les passionne réellement procrastinent parfois car il peut y avoir d’autres raisons à la procrastination (peur, enjeu, lassitude, objectif trop grand, résultats non immédiats…). Mais elles procrastinent beaucoup moins. C’est logique, nous procrastinons moins quand ce que nous réalisons nous passionne vraiment car on a envie de le faire (notre organisme prend du plaisir). La clé est la suivante : utilisez la procrastination comme indicateur ! Vous n’arrêtez pas de remettre au lendemain votre projet ? Ce n’est très certainement pas un projet qui vous passionne réellement, qui vous inspire vraiment, et qui vous procure du plaisir. L’idée du projet vous séduit, mais vous n’aimez peut-être pas le processus qu’il implique. Ouvrez-vous à d’autres choses, et utilisez la procrastination comme un indicateur positif.

Les tâches obligatoires qui doivent être faites (sans plaisir)

Vous vous dites certainement : “oui, c’est bien beau tout ça, mais certaines tâches ne me plaisent pas, pourtant elles doivent être faites”. Comment faire pour arrêter de procrastiner les tâches obligatoires ?

Faire le ménage, faire la comptabilité, faire à manger… il y a des tâches qui ne nous plaisent pas et qu’il est obligatoire de faire. Il est alors très fréquent de procrastiner car ces tâches ne nous plaisent pas. Faut-il arrêter de réaliser ces tâches pour autant ? Comment arrêter de procrastiner lorsqu’il s’agit de tâches obligatoires ? L’organisme envoie un signal qui indique qu’il n’a pas envie de s’en occuper, pourtant ça doit être fait. Alors comment faire pour sortir de ce cercle vicieux qui nécessite de combattre un blocage naturellement conçu par le corps ? Faut-il écouter son organisme et ne jamais s’occuper de cette tâche ou faut-il aller à contre-sens en combattant la procrastination ? Et s’il y avait une autre solution pour résoudre les problèmes engendrés par la procrastination, sans pour autant frustrer l’organisme ? Pour ne plus remettre au lendemain des tâches obligatoires qui ne nous plaisent pas, voici deux solutions : les déléguer ou trouver une raison assez forte qui nous motive à les réaliser.

Déléguer les tâches qui ne plaisent pas

Si vous déléguez les tâches que vous n’aimez pas faire, vous ne procrastinerez plus. C’est aussi simple que ça. Beaucoup de tâches obligatoires peuvent être confiées à d’autres personnes. Pour reprendre nos exemples précédents, c’est le cas du ménage, de la comptabilité et de la cuisine.

Souvent on se bloque nous-mêmes, on fait des choses que nous n’aimons pas faire et qui nous stressent énormément au quotidien, alors qu’il suffirait de les déléguer. Oui, mais vous vous dites peut-être que ça coûte cher de déléguer et que vous n’avez pas les moyens financiers de le faire. Vous avez raison, déléguer signifie souvent payer. Mais au final ça ne revient pas systématiquement plus cher. Voici quelques avantages à déléguer, et certains exemples démontrent que ça ne coûte pas forcément plus cher (richesse personnelle et financière) :

  • Vous avez plus de temps pour vos activités personnelles ou professionnelles. Si vous décidez de consacrer ce temps disponible à vos activités professionnelles, vous aurez de quoi payer la personne à qui vous avez délégué vos tâches. Mais vous pouvez aussi décider d’utiliser ce temps pour vous reposer, profiter de votre famille et faire ce qui vous plaît ;
  • Vous avez moins de stress, vous pouvez faire ce que vous aimez ;
  • Vous n’avez plus à penser à ces tâches que vous n’aimez pas faire, et ça vous libère d’un poids énorme au quotidien. Plus besoin d’y réfléchir et de vous en vouloir quand vous procrastinez ! Vous pouvez enfin penser à quelque chose qui est important pour vous.
  • Le travail est souvent mieux réalisé car vous n’aimez pas cette tâche et ne la réalisez pas forcément bien. De plus, chacun a des compétences dans son domaine, donc si vous déléguez le ménage, il y a de fortes chances pour qu’il soit mieux fait. Si vous déléguez votre comptabilité, il y a de grandes chances pour qu’elle soit mieux faite aussi, et vous économiserez peut-être même de l’argent grâce aux conseils du professionnel qui s’en occupera.
  • Vous êtes globalement plus heureux et plus disponible pour tout ce qui compte vraiment pour vous.

Vous n’avez pas les moyens financiers pour déléguer dès à présent ? Ne pouvez-vous pas réduire certaines dépenses pour arriver à déléguer ? Ne pouvez-vous pas échanger vos services contre ceux de quelqu’un d’autre ? Par exemple, vous adorez faire à manger et votre meilleur ami déteste ça : proposez-lui de cuisiner pour lui, en échange d’un service qui, lui, ne le dérange pas.

Trouver une raison motivante pour les tâches qui ne plaisent pas

Certaines tâches obligatoires ne sont pas facilement délégables, et pour certaines d’entre-elles, il peut être bénéfique de les réaliser soi-même. Dans ce cas, il faut trouver une raison assez forte qui nous motive à les réaliser. Une méthode efficace consiste à se demander comment cette tâche permet de réaliser des objectifs qui nous tiennent à coeur. Par exemple, ranger son bureau n’est souvent pas un plaisir (et on procrastine), toutefois cette tâche peut permettre de travailler plus efficacement sur un nouveau projet qui nous tient à coeur (écrire un livre). Cette astuce permet de remettre les choses dans leur contexte et de trouver un intérêt nouveau à ces tâches obligatoires qui ne nous plaisent pas. On procrastine moins quand on sait que, grâce à la réalisation de ces tâches, on va pouvoir faire ce qui nous plaît vraiment.

Réaliser les tâches qui ne nous plaisent pas devient alors une étape du projet qui nous plait. Vous procrastinerez beaucoup moins si vous ne pouvez plus dissocier cette tâche obligatoire de vos objectifs. Dans votre tête si “nettoyer le bureau” signifie “aider à réaliser les objectifs que j’adore”, alors vous aurez tendance à beaucoup moins remettre au lendemain le nettoyage de votre bureau. Si vous ne voyez pas comment faire, écrivez en quoi cette tâche obligatoire va avoir un impact dans ce que vous aimez faire. Si malgré tous vos efforts vous ne voyez aucun intérêt à réaliser cette tâche, que vous n’arrivez pas à relier ce qui vous inspire à cette tâche obligatoire, et que la procrastination est trop grande au point de vous paralyser, alors déléguez !

Procrastiner parce-que le projet est trop gros

Vous savez que vous avez trouvé votre voie, que vous êtes dans le bon domaine et que vous adorez ce que vous faites. Pourtant, vous procrastinez beaucoup. Vous remettez au lendemain très fréquemment. L’une des raisons possibles peut être que votre projet, votre but, votre objectif ou votre rêve, est trop GROS. Vous aurez alors tendance à fantasmer sur l’idée de ce gros projet et l’accomplissement de cet énorme objectif que vous vous êtes fixé. Le problème c’est qu’il est pour le moment trop loin et demande un investissement énorme. De nombreuses tâches intermédiaires sont nécessaires, ce qui vous bloque et vous fait remettre au lendemain. Votre organisme est pris d’une immobilisation, il ne sait pas bien par où commencer, il doute, et vous procrastinez. La solution ? Définir un projet plus petit, réalisable à court terme. Notre cerveau a besoin d’être rassuré. Un petit projet est plus facile à envisager pour lui. La paralysie est évitée car notre cerveau sait qu’on peut y arriver. Garder en tête un objectif ambitieux que l’on aime ? Oui, mais veillez à définir des objectifs plus petits pour avancer efficacement vers votre gros objectif. Plus vous connaîtrez les réussites, plus vous aurez confiance en vous et plus votre cerveau pourra accepter des projets de grande envergure.

Un exemple ? Vous voulez rédiger un roman, mais vous n’avez jamais écrit auparavant. Votre organisme va se bloquer, la tâche est trop grande et vous procrastinerez très certainement. Commencez par écrire un paragraphe, puis un chapitre, et montrez à votre cerveau que vous y arrivez. Fixez-vous alors l’écriture d’un deuxième chapitre, puis d’un troisième, etc. Vous arriverez plus facilement à vous motiver pour des objectifs plus petits, plus concrets et plus facilement réalisables. Et au bout du compte, vous arriverez à réaliser votre objectif autrefois perçu comme ÉNORME par votre cerveau.

Procrastination passagère : remède naturel

Vous procrastinez très rarement, vous adorez ce que vous faites, mais aujourd’hui vous n’arrivez pas à vous concentrer et vous avez envie de remettre à demain. Vous avez tout essayé mais malgré vos efforts vous n’avez pas la motivation nécessaire pour avancer dans vos projets. Il y a-t-il alors un remède contre la procrastination passagère ? Oui ! Pour gagner en motivation et éviter de procrastiner, on peut avoir recours à des nootropiques. Ces substances naturelles sont très efficaces contre la procrastination et la perte de motivation. Les nootropiques naturels peuvent permettre de booster le cerveau en améliorant ses capacités cognitives (mémoire, concentration, productivité, réflexion…) !

La procrastination signifie-t-elle nécessairement qu’on n’aime pas ce qu’on fait ?

Quand on procrastine, c’est souvent qu’on aime pas ce qu’on fait. Mais ce n’est pas une règle absolue. La procrastination est une réaction complexe, de nombreuses raisons peuvent la provoquer. Nous procrastinons lorsque quelque chose nous dérange, nous freine. Cela nous empêche d’avancer. L’organisme fait un blocage. Les raisons de ce blocage sont multiples (peur, lassitude, envie, enjeu…). Le corps envoie un signal qu’il convient de mieux comprendre pour avancer vers le bien-être !

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Article rédigé et révisé par notre équipe de spécialistes.

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