Des anti-inflammatoires naturels sont disposés sur un plan jaune. Il y a du citron, du curcuma, du miel, du gingembre, etc.

Les meilleurs anti-inflammatoires naturels

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Lorsque l’on souffre d’une maladie inflammatoire comme l’arthrose, les maladies intestinales et autres, la première chose que l’on fait lors d’une crise est de se diriger vers des anti-inflammatoires chimiques. Ces derniers soulagent presque instantanément la douleur mais ne sont pas exempts de risques et d’effets indésirables à long terme.

Pour éviter ces effets secondaires, la phytothérapie propose de nombreux remèdes naturels, dont une multitude d’anti-inflammatoires naturels puissants et efficaces. Mais avant de découvrir ces solutions, penchons-nous sur les mécanismes de l’inflammation afin de la combattre plus efficacement.

Pourquoi et comment l’inflammation survient-t-elle ?

L’inflammation est un mécanisme de défense de notre organisme qui peut toucher de nombreux organes. Le plus souvent, l’inflammation concerne les articulations, la sphère ORL (oreilles, nez, gorge), les muscles, la peau, le côlon ou les organes du système digestif (foie, estomac, intestins, etc.).

Comment l’inflammation se met en place ?

Le mécanisme est plutôt simple et contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’inflammation part d’un bon sentiment.

En fait, à la suite d’un traumatisme ou d’une infection (lésion cutanée, brûlure, intrusion bactérienne, fongique ou virale) des micro-corps étrangers parviennent à entrer dans notre organisme. Celui-ci appelle alors des acteurs capables de lutter contre ces envahisseurs : les globules blancs. Ces leucocytes capables de détecter les corps étrangers vont à leur tour faire appel à d’autres molécules (mastocytes, cellules dendritiques et macrophages). Ces cellules vont alors reconnaître le type d’agression et initier la réaction inflammatoire.

Elles vont notamment libérer des signaux d’alerte adressé au système immunitaire. Ces signaux vont ainsi augmenter la vasodilatation et la perméabilité des vaisseaux à proximité de la zone endommagée afin de laisser passer d’autres cellules immunitaires. C’est le début des symptômes inflammatoires.

Les symptômes de l’inflammation

Homme assis qui tient son genou entre ses deux mains. Il porte un short gris et un t-shirt bleu marine.Rougeurs, gonflements, sensation de chaleur représentent généralement les premiers signes d’une inflammation. D’autres symptômes peuvent survenir tels que des douleurs, une fatigue intense ou même une perte d’appétit.

Dans le cas du sport, on connaît notamment les courbatures, ces douleurs inflammatoires à la suite d’un effort physique inhabituel trop important. Ces douleurs nous incitent subtilement à reposer le muscle endommagé, le temps qu’il se reconstruise et se renforce.

Les causes de l’inflammations

Comme nous l’avons constaté, l’inflammation part d’un bon réflexe de la part de notre organisme qui veut tout simplement se protéger. Malheureusement, en cas de dysfonctionnement du système immunitaire, il arrive qu’il se trompe et confonde ses agresseurs. C’est le cas notamment des allergies, où notre corps déclenche des réactions immunitaires extrêmes au contact du pollen par exemple ou pire encore, en s’attaquant lui-même. En effet, lors de maladies auto-immunes, notre propre système immunitaire, pensant se défendre, s’attaque en fait aux molécules mêmes de notre organisme.

Les causes de ce dysfonctionnement dépendent de nombreux facteurs, mais les principales explications sont d’ordre biologique (problème génétique, carences) ou environnemental (pollution, tabac, perturbateurs endocriniens, etc.). Heureusement, la plupart des inflammations peuvent être calmées, soulagées voire éradiquées avec les anti-inflammatoires naturels adéquats, voici les 6 meilleurs :

Les 6 meilleurs anti-inflammatoires naturels

Le boswellia, l’anti-inflammatoire naturel puissant et polyvalent

Arbre de boswellia serrata poussant dans des sols sableux et rocailleux. Le boswellia est un anti-inflammatoire naturel efficace.Le boswellia est une résine issue d’un arbre souvent utilisé en médecine traditionnelle pour lutter contre les troubles inflammatoires. La médecine moderne a évalué ses vertus et les études menées sur ce végétal ont permis de démontrer son efficacité contre l’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde, la fibrose kystique, la bronchite chronique et le syndrome de détresse respiratoire aiguë [1].

Des essais cliniques ont montré que l’extrait de Boswellia serrata peut réduire la douleur et améliorer considérablement les fonctions des articulations, offrant dans certains cas un soulagement même dans les sept jours. Ses bienfaits sont dus à la présence de molécules anti-inflammatoires, les acides boswelliques. Ces molécules inhibent la synthèse de l’enzyme pro-inflammatoire appelée 5-lipoxygénase (5-LO) et de l’élastase leucocytaire humaine (HLE), toutes deux impliquées dans le processus inflammatoire [1].

Le boswellia serrata a également prouvé son efficacité dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) : perméabilité intestinale, maladie de Crohn, colite ulcéreuse ou rectocolite hémorragique [2, 3]. Les acides boswelliques augmenteraient la résistance de la muqueuse gastrique et la stimulation locale de la synthèse des prostaglandines cytoprotectrices. Cette réaction inhiberait ainsi la production de médiateurs dans la réaction inflammatoire, appelés les leucotriènes [4].

Enfin, si le boswellia est pour nous le meilleur anti-inflammatoire naturel, c’est parce que cette résine en plus de réduire l’inflammation, possède également un effet analgésique, qui soulage les douleurs souvent associées aux troubles inflammatoires.

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Le curcuma, l’épice anti-inflammatoire reconnue

Racine (rhizome) de curcuma orange sur fond blanc. Il y a trois rondelles et du curcuma en poudre à côté de la racine coupée.Tout le monde connait le curcuma, cette épice jaune légèrement amère qui colore et parfume les plats de la cuisine indienne. Mais saviez-vous qu’outre ses qualités organoleptiques, il fait partie des anti-inflammatoires naturels les plus polyvalents et efficaces en phytothérapie ?

En effet, la curcumine, le principe actif contenu dans le rhizome de curcuma, a reçu une attention particulière pour ses multiples bienfaits pour la santé, et semble agir principalement par le biais de ses mécanismes anti-inflammatoires et antioxydants. La recherche suggère que la curcumine peut aider à la gestion des conditions oxydatives et inflammatoires, du syndrome métabolique, de l’arthrite, de l’anxiété et de l’hyperlipidémie. Il peut également aider à gérer l’inflammation et les douleurs musculaires induites par l’exercice, améliorant ainsi la récupération et les performances sportives chez les personnes actives [5].

Mais ce n’est pas tout, le curcuma aide aussi à soigner d’autres maladies inflammatoires : rhumatismes, asthme, bronchites, gingivites, tendinites, sciatiques, etc. Pour en savoir plus sur ses bienfaits, lisez notre guide complet sur le curcuma.

💡 Bon à savoir : pour que le curcuma fonctionne, il est important de choisir une curcumine biodisponible, c’est-à-dire qui passe la barrière intestinale. Pour cela, il faut acheter un produit hautement biodisponible ou associer la curcumine avec du poivre, afin d’augmenter son absorption.
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L’échinacée : inflammations des voies respiratoires et de la peau

Des dizaines d'échinacées de couleurs roses, blanches et rouges dans un champL’échinacée est une plante originaire d’Amérique, utilisée en médecine traditionnelle amérindienne depuis des siècles. Elle est appréciée en Europe pour ses propriétés anti-inflammatoires sur les sphères ORL et cutané.

Les molécules qu’elle contient permettent en effet de prévenir et soulager les maladies respiratoires : rhume, grippe, bronchite, etc. En plus d’aider les voies respiratoires, les racines de cette fleur stimulent nos défenses immunitaires et possèdent des propriétés antivirales et anti-prolifératives [6, 7].

Mais l’échinacée est également efficace pour traiter les problèmes inflammatoires de la peau tels que l’acné causé par la bactérie Cutibacterium acnes et l’eczéma atopique. Appliquée sur la peau, elle aide également à une meilleure cicatrisation [8, 9].

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L’harpagophytum soulage les douleurs lombaires et l’arthrose

L’harpagophytum procumbens, aussi appelée griffe du diable, est une plante originaire d’Afrique reconnue pour soigner les maladies inflammatoires. Elle est particulièrement bénéfique pour traiter les douleurs lombaires [10], l’arthrose de la hanche ou du genou [11].

Une étude réalisée au Royaume-Uni sur 259 patients atteints de troubles rhumatismaux dégénératifs a d’ailleurs permis de démontrer les effets anti-douleurs de cette plante. En effet, après 8 semaines de traitement, 60% des patients ont arrêté les médicaments analgésiques qu’ils prenaient [12].

Les vertus anti-inflammatoires et analgésiques de l’harpagophytum sont bénéfiques dans le traitement des maladies dégénératives des articulations, des tendinites, des maux de tête, des maux de dos et des douleurs menstruelles [13]. Ces bienfaits sont notamment dus à l’harpagoside, une molécule anti-inflammatoire contenue dans la plante.

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La griffe du chat, anti-inflammatoire et antioxydant

Uncaria tomentosa L. communément appelé griffe de chat est une plante médicinale grimpante poussant principalement dans la forêt tropicale pluvieuse d’Amérique centrale et du Sud. Les rapports scientifiques rendent compte d’un large éventail d’activités biologiques, y compris des propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes, immunostimulantes et des effets protecteurs contre le cancer [14].

Plusieurs études ont attribué ses propriétés à la présence d’alcaloïdes. Des effets anti-inflammatoires positifs ont d’ailleurs été rapportés dans le traitement de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde avec des extraits de griffe de chat [15]. La griffe de chat semble agir comme un inhibiteur du TNFalpha (facteur de nécrose tumorale) et comme un antioxydant.

De par son mécanisme d’action, elle est couramment utilisée pour traiter des troubles tels que l’arthrite, la gastrite et l’arthrose [16].

Le saule blanc, l’aspirine naturelle

L’écorce de saule blanc (Salix alba) est utilisée depuis des milliers d’années comme anti-inflammatoire, antipyrétique et analgésique. Son principe actif l’acide salicylique est utilisé dans l’aspirine. C’est d’ailleurs l’écorce de saule et la reine-des-prés qui ont été utilisées pour la fabriquer.

Des études cliniques ont été menées sur cette plante et elles soutiennent l’utilisation d’extraits d’écorce de saule dans les douleurs chroniques des articulations et du bas du dos ainsi que contre l’arthrose. Les extraits d’écorce de saule sont également largement utilisés dans les compléments alimentaires de performances sportives, de perte de poids et dans les cosmétiques, en raison de ses activités anti-inflammatoires et analgésiques. Les vertus de l’extrait d’écorce de saule sont associées à une baisse des médiateurs inflammatoires du facteur TNFalpha et NF-κB [17].

Les effets indésirables semblent minimes par rapport aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, y compris l’aspirine. La principale source de préoccupation peut être liée aux réactions allergiques chez les personnes sensibles aux salicylates. Si c’est votre cas, alors cette plante vous est contre-indiquée.

Notre sélection coup de ♥ contre l’inflammation

Pas facile de faire son choix, parmi tous ses anti-inflammatoires. Alors voici pour nous les meilleurs produits disponibles. Le boswellia pour son efficacité et sa polyvalence. Il fonctionne en effet contre les inflammations des articulations, des voies respiratoires et des intestins. Pour des douleurs purement articulaires, le trio « harpagophytum, curcuma et griffe du chat » est très efficace. Enfin, ces deux produits peuvent être accompagnés par des oméga-3 qui réduisent le statut inflammatoire dans l’ensemble du corps, comme expliqué plus bas.

Boswellia, l’anti-inflammatoire polyvalent et puissant

Complément alimentaire à base de boswellia serrata : boite, gélules et résine.

Le trio Harpagophytum, Curcuma et Griffe du chat

Anti-inflammatoires naturels à base de curcuma, harpagophytum et uncaria tomentosa : boite et gélules sur fond gris.

Les oméga-3, pour réguler l’inflammation générale

Boite de compléments alimentaires blanche à base d'oméga-3 avec des gélules transparentes, légèrement jaunes, devant le produit.

Les anti-inflammatoires naturels pour femmes enceintes

Les douleurs lombaires ou les maux de tête sont assez communs chez les femmes enceintes qui traversent un bouleversement biologique pendant 9 mois. Malheureusement, afin de protéger le fœtus, il est impossible pour elles de consommer les anti-inflammatoires (chimiques ou naturels cités ci-dessus) et les petites douleurs peuvent alors vite devenir très gênantes.

Champ de lavande, avec fleurs violettes en gros plan.Pour éviter tout problème de malformation du fœtus ou d’autres possibles problèmes causés par ces substances anti-inflammatoires, le mieux est de faire appel à l’aromathérapie. Quelques gouttes d’huile essentielle de lavande vraie sur un mouchoir à inhaler est généralement recommandé aux femmes enceintes qui souffrent de maux de tête. Pour les douleurs lombaires, le mieux est de faire quelques exercices de posture, pour éviter la cambrure due au poids.

Pour les inflammations de la gorge ou des voies respiratoires, pensez aux produits de la ruche (miel, propolis, gelée royale) et aux infusions au citron, au gingembre et au thym. Si les douleurs sont trop fortes, consultez votre médecin traitant afin qu’il vous examine.

Adopter une alimentation anti-inflammatoire

Réduire les aliments pro-inflammatoires

Lorsque l’on souffre d’inflammations chroniques, il est important de ne pas aggraver le terrain et de faire attention à son alimentation. Pour cela, il est conseillé de baisser sa consommation d’aliments pro-inflammatoires. Cette liste d’aliments comprend la viande, le gluten, les laitages, le sucre raffiné, le café, les plats industriels et l’alcool.

Cela peut paraître compliqué mais il s’agit surtout de réapprendre à cuisiner autrement. Le but étant de favoriser les aliments qui possèdent un fort pouvoir anti-inflammatoire et antioxydant. Le stress oxydatif est en effet impliqué dans de nombreuses maladies chroniques, et ses processus pathologiques sont étroitement liés à ceux de l’inflammation. En fait, il est connu que les cellules inflammatoires libèrent un certain nombre d’espèces réactives sur le site de l’inflammation conduisant au stress oxydatif, ce qui démontre la relation entre le stress oxydatif et l’inflammation [5].

Favoriser les aliments anti-inflammatoires

Lentilles rouges vertes et noires dans leur propre bocal en verre se déversant.Voici donc quelques conseils qui devraient vous aider à adopter une alimentation anti-inflammatoire. Pour commencer, à la place de la viande rouge, vous pouvez consommer des légumineuses, riches en protéines végétales : haricots rouges, petit-pois, fèves, pois chiches, lentilles. Ensuite, il est intéressant d’augmenter sa consommation d’aliments riches en oméga-3 afin d’équilibrer votre apport oméga-3 / oméga-6. On peut citer les poissons, les crustacés, les algues comestibles, les graines de chia ou les huiles végétales (lin, colza, noix). Par ailleurs, il est recommandé d’augmenter sa consommation de légumes verts (épinards, roquette, laitue, brocoli, courgettes, haricots verts) et de fruits et légumes riches en quercétine (oignons, pommes, baies, raisins noirs, thé, brocoli, chou frisé, poivrons, navets, agrumes). Les fruits à favoriser sont les suivants : les fruits rouges, pêches, nectarines, abricots, oranges, citrons, pommes, poires, ananas, mangue ou papaye [18].

Enfin, remplacez votre café par une à deux tasses de thé vert par jour. L’épigallocatéchine-3-gallate (EGCG), principal phytochimique présent dans le thé vert, a des effets protecteurs, démontrés sur les maladies cardiovasculaires, inflammatoires et neurodégénératives, ainsi que sur différents types de cancer [19].

Augmentez votre consommation de probiotiques, ces microorganismes peuplent la flore de vos intestins appelée microbiote. Lorsque votre alimentation est variée et riche en probiotiques, votre microbiote est fort et impacte directement votre système immunitaire, lié à l’inflammation. Pour cela, augmentez votre consommation de yaourts fermentés, kéfir, kombucha, miso, choucroute, etc. Ou faites vos propres probiotiques grâce à la lactofermentation !

Pour finir, jeûnez lorsque c’est possible. Tant le jeûne que la restriction calorique ont démontré leur efficacité pour soulager ou réduire les symptômes inflammatoires de la polyarthrite rhumatoïde [19].

Les nutriments bénéfiques contre l’inflammation

Pour combattre naturellement l’inflammation, nous l’avons vu, les plantes anti-inflammatoires peuvent nous aider efficacement mais des changements alimentaires sont également nécessaires sur le long terme. Malheureusement, on a pas toujours le temps de pouvoir cuisiner équilibré tous les jours. Si cela est votre cas, voici quelques nutriments essentiels pour lutter contre l’inflammation.

Les oméga-3

Une supplémentation en oméga-3 permet de réguler l’équilibre oméga-3 / oméga-6 indispensable à notre corps et généralement à l’origine de l’inflammation. Cet équilibre sensé se trouver entre 1 /1 (1 apport d’oméga-3 pour 1 apport d’oméga-6) et 1 /4, avoisine dans notre société les 1 / 16. Se supplémenter en oméga-3 permet donc de compenser ce déséquilibre et de réduire considérablement les inflammations.
Leur efficacité pour combattre les maladies inflammatoires a été prouvée dans diverses études [19].

Le magnésium

Le magnésium est un minéral essentiel dans notre organisme mais il s’agit également d’un excellent anti-inflammatoire naturel musculaire ! En effet, une carence en magnésium se caractérise généralement par des crampes et des douleurs musculaires, il est donc nécessaire d’en apporter suffisamment à son corps.

Par ailleurs, ce minéral régule la concentration de calcium dans notre organisme. Le calcium si consommé en excès peut engendrer l’inflammation. Le magnésium permet donc de limiter les inflammations dues à une accumulation de calcium.

La quercétine

La quercétine est un flavonoïde contenu dans divers végétaux. Elle possède une action anti-inflammatoire et antioxydante reconnue. De plus, cette molécule permet de diminuer la réponse immunitaire en cas de réactions allergiques, elle est donc idéale pour soigner l’asthme allergique.

Les vitamines A, D et E

La vitamine A (rétinol) est directement impliquée dans le processus inflammatoire et dans le système immunitaire. Elle permet notamment de réduire les concentrations de MCP-1, une cytokine synthétisée par l’organisme en partie responsable de l’inflammation. Le MCP-1 est notamment impliqué dans diverses maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde [20].

La vitamine E est également très importante dans le processus inflammatoire car elle aide à réduire les niveaux de cytokines pour contrôler l’inflammation. Les cytokines pro-inflammatoires sont sécrétées par les cellules du système immunitaire lors d’infections ou de lésions. En plus de réduire l’inflammation, la vitamine E possède également une activité anti-douleur. Elle s’est montrée efficace pour soigner l’arthrose [21].

Une carence en vitamine D a été détectée chez de nombreuses personnes atteintes de maladies auto-immunes et inflammatoires dont la polyarthrite rhumatoïde. La correction de cette carence par une supplémentation a permis d’arrêter la progression de ces maladies chez des personnes à risque.

Important : Avant de vous supplémenter en vitamines, il est fortement conseillé de demander un bilan sanguin à votre médecin afin de vous assurer que cette supplémentation soit nécessaire. Si vos taux de vitamines sont normaux, une supplémentation serait non seulement inutile mais peut-être même dangereuse. Des taux trop élevés de vitamine D pourraient, à l’inverse, aggraver l’inflammation [19].

Références scientifiques

Voir les références

  1. Siddiqui MZ. Boswellia serrata, a potential antiinflammatory agent: an overview. Indian J Pharm Sci. 2011;73(3):255-261.
  2. Sarkate A, Dhaneshwar SS. Investigation of mitigating effect of colon-specific prodrugs of boswellic acid on 2,4,6-trinitrobenzene sulfonic acid-induced colitis in Wistar rats: Design, kinetics and biological evaluation. World J Gastroenterol. 2017 Feb 21;23(7):1147-1162.
  3. Rahimi R, Shams-Ardekani MR, Abdollahi M. A review of the efficacy of traditional Iranian medicine for inflammatory bowel disease. World J Gastroenterol. 2010;16(36):4504-4514.
  4. Singh S, Khajuria A, Taneja SC, Khajuria RK, Singh J, Johri RK, Qazi GN. The gastric ulcer protective effect of boswellic acids, a leukotriene inhibitor from Boswellia serrata, in rats. Phytomedicine. 2008 Jun;15(6-7):408-15.
  5. Hewlings SJ, Kalman DS. Curcumin: A Review of Its Effects on Human Health. Foods. 2017;6(10):92. Published 2017 Oct 22.
  6. Sharma M, Anderson SA, Schoop R, Hudson JB. Induction of multiple pro-inflammatory cytokines by respiratory viruses and reversal by standardized Echinacea, a potent antiviral herbal extract. Antiviral Res. 2009 Aug;83(2):165-70.
  7. Randolph RK, Gellenbeck K, Stonebrook K, Brovelli E, Qian Y, Bankaitis-Davis D, Cheronis J. Regulation of human immune gene expression as influenced by a commercial blended Echinacea product: preliminary studies. Exp Biol Med (Maywood). 2003 Oct;228(9):1051-6.
  8. Oláh A, Szabó-Papp J, Soeberdt M, Knie U, Dähnhardt-Pfeiffer S, Abels C, Bíró T. Echinacea purpurea-derived alkylamides exhibit potent anti-inflammatory effects and alleviate clinical symptoms of atopic eczema. J Dermatol Sci. 2017 Oct;88(1):67-77.
  9. Sharma M, Schoop R, Suter A, Hudson JB. The potential use of Echinacea in acne: control of Propionibacterium acnes growth and inflammation. Phytother Res. 2011 Apr;25(4):517-21.
  10. « Principes and practice of phytoteraphy ».Singh N, Singh SP, Nath R, et al. Inst J Crude Drug Res. 2013
  11. Wegener T, Lüpke NP. Treatment of patients with arthrosis of hip or knee with an aqueous extract of devil’s claw (Harpagophytum procumbens DC.). Phytother Res. 2003 Dec;17(10):1165-72.
  12. Warnock M, McBean D, Suter A, Tan J, Whittaker P. Effectiveness and safety of Devil’s Claw tablets in patients with general rheumatic disorders. Phytother Res. 2007;21(12):1228-1233.
  13. Grant L, McBean DE, Fyfe L, Warnock AM. A review of the biological and potential therapeutic actions of Harpagophytum procumbens. Phytother Res. 2007;21(3):199-209.
  14. Navarro M, Arnaez E, Moreira I, Hurtado A, Monge D, Monagas M. Polyphenolic Composition and Antioxidant Activity of Uncaria tomentosa Commercial Bark Products. Antioxidants (Basel). 2019;8(9):339. Published 2019 Aug 23.
  15. Mur E, Hartig F, Eibl G, Schirmer M. Randomized double blind trial of an extract from the pentacyclic alkaloid-chemotype of uncaria tomentosa for the treatment of rheumatoid arthritis. J Rheumatol. 2002 Apr;29(4):678.
  16. Hardin SR. Cat’s claw: an Amazonian vine decreases inflammation in osteoarthritis. Complement Ther Clin Pract. 2007 Feb;13(1):25-8. doi: 10.1016/j.ctcp.2006.10.003. Epub 2006 Dec 13.
  17. Shara M, Stohs SJ. Efficacy and Safety of White Willow Bark (Salix alba) Extracts. Phytother Res. 2015;29(8):1112-1116.
  18. Bustamante MF, Agustín-Perez M, Cedola F, et al. Design of an anti-inflammatory diet (ITIS diet) for patients with rheumatoid arthritis. Contemp Clin Trials Commun. 2020;17:100524. Published 2020 Jan 21.
  19. Gioia C, Lucchino B, Tarsitano MG, Iannuccelli C, Di Franco M. Dietary Habits and Nutrition in Rheumatoid Arthritis: Can Diet Influence Disease Development and Clinical Manifestations?. Nutrients. 2020;12(5):1456. Published 2020 May 18.
  20. Long KZ, Santos JI, Estrada Garcia T, Haas M, Firestone M, Bhagwat J, Dupont HL, Hertzmark E, Rosado JL, Nanthakumar NN. Vitamin A supplementation reduces the monocyte chemoattractant protein-1 intestinal immune response of Mexican children. J Nutr. 2006 Oct;136(10):2600-5.
  21. Rhouma M, de Oliveira El Warrak A, Troncy E, Beaudry F, Chorfi Y. Anti-inflammatory response of dietary vitamin E and its effects on pain and joint structures during early stages of surgically induced osteoarthritis in dogs. Can J Vet Res. 2013;77(3):191-198

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Damien Le Moal

🌿 Fondateur de Mes Bienfaits

Après avoir été soigné par un remède naturel à base de plantes, au milieu de la forêt amazonienne, Damien prend conscience des puissantes vertus offertes par la nature. Désormais, il adopte une alimentation saine et un mode de vie simple qui le libèrent de la majorité des stress et des maux.

Grand passionné de santé et fasciné par les capacités de l’organisme humain, Damien analyse de nombreuses sources (ouvrages, études scientifiques, recommandations officielles…) pour présenter l'information la plus fiable possible, toujours entouré de son équipe de spécialistes.

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